Trapèze des Mascareignes

Trapèze des Mascareignes : 6 sites inscrits à l’UNESCO

Trou de Fer - Trapèze des Mascareignes

La beauté des îles du Trapèze des Mascareignes dans l’océan Indien n’est aujourd’hui plus à prouver. Que ce soit pour les plages paradisiaques, ou les paysages à couper le souffle, les avis sont unanimes. Ces îles tropicales sont magnifiques. Pour reconnaître officiellement toute la splendeur des lieux, et les préserver, découvrez les six sites inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO à La Réunion, à l’île Maurice, à Madagascar, à Mayotte, aux Comores et aux Seychelles.

1. Les pitons, cirques et remparts de l’île de La Réunion dans le Trapèze des Mascareignes

Les pitons, cirques et remparts de La Réunion sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2010. Il s’agit d’une véritable reconnaissance de la beauté de l’île, et permet de préserver sa diversité naturelle et exceptionnelle. Le parc national de La Réunion est ainsi mis en avant. Au total, ce sont 106 000 hectares qui sont reconnus, soit 42 % de la surface totale de l’île !

Les sites de La Réunion inscrits à l’UNESCO sous l’appellation « Pitons, cirques et remparts » sont donc concrètement :

  • le cœur du parc national de l’île ;
  • le Piton d’Anchaing, dans le Cirque de Salazie ;
  • le Piton de Sucre et la Chapelle dans le Cirque de Cilaos ;
  • la Grande Chaloupe dans le nord de La Réunion ;
  • et Mare Longue dans le sud de l’île.

Tous ces sites créant un paysage spectaculaire, contribuent également à la conservation de la biodiversité de cette île du Trapèze des Mascareignes.

Pour aller plus loin, lire aussi : Comment est né le Trapèze des Mascareignes ?

2. Le paysage culturel du Morne à l’île Maurice dans l’océan Indien

À l’île Maurice, dans le Trapèze des Mascareignes, le paysage culturel du Morne est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2008. Cette montagne, composée de monolithe de basalte, se situe sur la péninsule du Morne, au sud de l’île. Le Morne est reconnu pour sa beauté naturelle, mais aussi pour son aspect historique.

En effet, son sommet était, à l’époque, un lieu privilégié des esclaves en fuite. Ils s’y cachaient, couverts par la forêt dense, ou dans des grottes. C’est d’ailleurs aujourd’hui encore un symbole fort de la lutte des esclaves pour la liberté. Il fait partie des sites considérés comme sacrés par les Mauriciens.

Outre cet aspect historique concernant le marronnage, en bas de la montagne se trouve les plus belles plages de l’île. Il est possible de faire une randonnée avec un guide, qui vous mènera tout droite au sommet du Morne, à 550 mètres d’altitude.

Le Morne - Trapèze des Mascareignes
Le Morne – Trapèze des MascareignesCC Flickr Fabienne Thelu

3. Inscrites à l’UNESCO : les forêts humides de l’Atsinanana à Madagascar dans le Trapèze des Mascareignes

Dans le Trapèze des Mascareignes, à Madagascar, les forêts humides de l’Atsinanana sont inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2007. Ces forêts couvrent au total six parcs nationaux qui s’étendent sur toute la partie est de la grande île :

  • le parc national d’Andohahela, sur 76 020 hectares, principalement constitué d’une forêt tropical dense et épineuse, typique du paysage malgache ;
  • le parc national d’Andringitra, sur 31 160 hectares, constitué de hautes montagnes (jusqu’à 2 658 mètres d’altitude) et de vallées profondes. Ce parc compte différentes espèces d’orchidées et de fleurs sauvages. C’est aussi le recueil d’oiseaux et de lémuriens ;
  • le parc national de Marojejy, sur 55 500 hectares, principalement constitué d’une forêt tropicale. On y retrouve plus d’une soixantaine d’espèces d’anoures et de mammifères différents ;
  • le parc national de Masoala, sur 310 000 hectares, mélange de forêts tropicales et d’espaces marins. On y croise la biodiversité spécifique de l’île, avec des lémuriens, des oiseaux, des plantes et des chauve-souris ;
  • le parc national de Ronamafana, sur 41 000 hectares, qui est un des parcs les plus connus et les plus importants de Madagascar. De nombreuses espèces d’oiseaux et de lémuriens y vivent ;
  • le parc national de Zahamena, sur 64 000 hectares, qui couvre treize espèces différentes de lémuriens.

Ces forêts contribuent au maintien et à la survie de la biodiversité uniques de Madagascar. Elles protègent des espèces qui sont aujourd’hui menacées, notamment les primates et les lémuriens. La quantité d’espèces végétales et animales endémiques présente au sein des forêts humides de l’Atsinanana est énorme, et véritablement exceptionnelle !

Parc national d'Andohahela - Trapèze des Mascareignes
Parc national d’Andohahela – Trapèze des Mascareignes – CC Flickr Olivier REILHES 

4. La réserve naturelle de la Vallée de Mai aux Seychelles dans le Trapèze des Mascareignes

La Vallée de Mai est une forêt tropicale encore dans son état primitif. Située sur l’île de Praslin, cette réserve naturelle est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1983. Elle est principalement composée de palmiers endémiques de l’archipel des Seychelles. Parmi ces derniers, on retrouve le célèbre coco-fesse typique de ce paradis sur Terre. Outre la végétation luxuriante, cette forêt couvre des espèces animales endémiques, comme le perroquet noir, par exemple, mais aussi des oiseaux et plusieurs variétés de geckos.

Ce site du Trapèze des Mascareignes est grandement protégé par la Fondation des Îles Seychelles qui œuvre dans le but de préserver l’intégrité écologique de la Vallée de Mai. Il faut dire que cet endroit est particulièrement beau, avec une nature sublime et omniprésente.

Pour aller plus loin, lire aussi : Le Trapèze des Mascareignes, qu’est-ce que c’est ?

5. Aapravasi Ghat à l’île Maurice : monument inscrit à l’UNESCO

Aapravasi Ghat à l’île Maurice, dans le Trapèze des Mascareignes, est l’emblème de l’identité mauricienne. Ce bâtiment était, en effet, la zone de transit de plusieurs milliers de travailleurs engagés, en attente de savoir leur avenir. En fonction des procédures administratives et médicales à faire, ils y restaient quelques jours, le temps de recevoir leurs affectations soit vers les camps sucriers, soit leurs déplacements vers d’autres pays.

Le site a été initialement choisi en 1849 pour accueillir les immigrants de plus en plus nombreux. Au fil du temps, il a été agrandi et aménagé afin de recevoir les centaines de personnes en transit. En 1864, le complexe était traversé par un chemin de fer. En 1970, une importante partie a été détruite, laissant place à une gare routière et à une autoroute.

Quelques éléments symboliques de la bâtisse ont cependant été conservés :

  • les hébergements ;
  • l’ancien hôpital ;
  • les cuisines ;
  • les salles communes ;
  • les toilettes ;
  • les marches, à l’époque gravies par chaque immigrant de passage.

Aapravasi Ghat est inscrit au patrimoine mondiale de l’UNESCO depuis 2006. Le site commémore les Hommes, acteurs et témoins de l’histoire de l’île Maurice.

Aapravasi Ghat - Ile Maurice - Trapèze des Mascareignes
Aapravasi Ghat – Ile Maurice – Trapèze des Mascareignes

6. La réserve naturelle intégrale du Tsingy de Bemaraha à Madagascar

La réserve naturelle intégrale du Tsingy de Bemaraha se trouve à l’ouest de Madagascar. Ce site est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1990 et abrite les fameux tsingys. Il s’agit de formations géologiques à base de karst en forme de pics. Le parc s’étend sur plus de 150 000 hectares au total. Cette réserve naturelle est le plus important site protégé de la grande île du Trapèze des Mascareignes.

Cet endroit cache des phénomènes géologiques rares d’une incroyable beauté. Le panorama offre différents paysages, entre ces formations calcaires, une rivière à gorges profondes et une forêt tropicale. Le site abrite différentes espèces animales, souvent rares et endémiques de Madagascar. La biodiversité et y est riche et préservée.

Les trésors sont nombreux dans le Trapèze des Mascareignes. Tous ces différents sites sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en sont la preuve. Ces inscriptions précieuses apportent une belle reconnaissance et ne laissent aucun doute quant à la beauté singulière de ces six îles.

Mayotte et Les Comores sont les seuls endroits qui ne comptent pas encore officiellement de lieux marqués à l’UNESCO. En revanche, le pays et le département français d’Outre-mer ont plusieurs sites inscrits sur la liste indicative. Nous noterons par exemple le lagon, pour Mayotte, et les sultanats historiques des Comores. Être inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO demande beaucoup d’efforts. Cela prend du temps. Affaire à suivre, donc…

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